J'ai le projet un peu fou de cartographier les projets miniers, leurs sites résiduels ainsi qu'un aperçu de l'environnement et les communautés qui les entoure.

 

Les mines cherchent à s'agrandir sans jamais se satisfaire. En voici quelques exemples.

sept-îles
2018.
malartic.
2016.

La beauté d’une carrière de roche est pour moi évidente...

Quand j’étais jeune, ma sœur et moi n’avions pas de gardienne. Mes parents nous amenaient à leur travail. Une fois, mon père m’a amené à la carrière de roche où il avait trouvé un bouleau. J’ai passé la journée à jouer dans le plus beau et grand carré de sable que je pouvais m’imaginer.

C’était comme grimper des montagnes que je n’avais jamais vues. À la fin de la journée, mes vêtements étaient couverts de boue.

Une carrière tout près de Sept-Île a décidé de s'agrandir.

La nouvelle zone à exploiter se situe à l'emplacement d'un parc de randonnée entretenu par des bénévoles depuis des années. Au printemps 2018, les bénévoles ont découvert qu'une partie de leurs sentiers avaient disparu durant l'hiver, suite aux coupes exécutées par la carrière.

La carrière est également tout près du centre de villégiature Des Rapides. La cohabitation de ces différents secteurs s'annonce difficile.

La mine à ciel ouvert de la Canadian Malartic. Vue facilement accessible par un belvédaire construit par la minière pour la communauté de Malartic.

Pour avoir un autre point de vue, il fallut pénétrer dans une forêt souillée, tremper nos bottes dans des flaques imbibées d'acide sulfurique. Acide qui s'était déposé dans les lisière de forêts bordant la route, au fur des dynamitages.

On fait courir les chiens dans la rivière Harricana, ou plutôt Nanikana, "la voie principale" des algonquiens.